Cette foi c'est ma douce moitié qui m'a convaincu de gravir un tas de cailloux. En effet je n’étais qu'à moitié réjoui de grimper sur une poudrière dont la dernière explosion date de 2010 (24/11) faisant au passage 300 morts et 40 000 déplacés...
Mais bon entre amour et raison mon choix fut vite fait et c'est comme cela que nous nous sommes retrouvés à 10 h du soir en route pour le village de Selo (1666m) pour commencer l’ascension du plus dangereux volcan d'Indonésie.
Le but étant de voir le soleil se lever au sommet le départ était initialement prévu vers 1h du matin mais le dieu de la pluie en a décidé autrement en faisant tomber des trombes d'eau à l'heure H. C'est donc vers 4 h du matin que nous nous sommes mis en route pour gravir les 1305m de dénivelé positif qui nous séparaient du sommet.
Mais bon entre amour et raison mon choix fut vite fait et c'est comme cela que nous nous sommes retrouvés à 10 h du soir en route pour le village de Selo (1666m) pour commencer l’ascension du plus dangereux volcan d'Indonésie.
Le but étant de voir le soleil se lever au sommet le départ était initialement prévu vers 1h du matin mais le dieu de la pluie en a décidé autrement en faisant tomber des trombes d'eau à l'heure H. C'est donc vers 4 h du matin que nous nous sommes mis en route pour gravir les 1305m de dénivelé positif qui nous séparaient du sommet.
Les premiers 200m furent un gentil échauffement sur une route asphaltée et j'entends encore ma douce moitié dire" si c'est comme ca jusqu'en haut y vont me rembourser je te le dis! " si tu avais su mon petit amour... Ensuite la route devient un petit chemin serpentant à travers les cultures en terrasses qui garnissent les flancs de cette dangereuse mais fertile montagne.
A partir de 2000m des pins apparaissent et nous découvrons que le "chemin" est en fait une rigole d’écoulement des eaux de ruissellement ce qui nous oblige à évoluer dans une tranchée de 15 cm de large pour 80cm à un mètre de haut avec des " marches" de presque un mètre...
Vers 2300m nous arrivons au premier plateau et nous y découvrons des campeurs indonésiens transis par les ondées nocturnes qui tentent fébrilement de se réchauffer autour de bras zéro... Le chemin vers le deuxième palier se fait de plus en plus minéral, escarpé et vertical tant et si bien que la dernière partie se monte tant avec les mains qu'avec les jambes...
La vue du plateau donne l'impression d'entrer dans le domaine des dieux et je choisis d'accompagner ce moment d’éternité avec Era en musique de fond, un moment juste grandiose avec comme toile de fond le sommet noir et fumant d'un coté et de l'autre la vallée verdoyante.
L’ascension vers le troisième plateau à 2600m se fait rude et sur des pierres instables. Une fois arrivés, nous pénétrons en Mordor (voir le seigneur des anneaux) à savoir que nous évoluons sur un lit de pierre noires jusqu'à une pente à environ 45% faite de cendres volcaniques.
Naïvement je pensais que ce revêtement se comporterait comme le sable d'une dune mais en fait c'était bien pire car, contrairement au sable, accélérer les pas ne sert à rien si ce n'est qu'à ne pas avancer du tout!
La seule technique valable est de monter à quatre pattes et là encore le ratio est de deux pas vers le haut pour un vers le bas!
Autant dire que 100m de dénivelé dans ces conditions mettent à rude épreuve le plus solide des organismes et le plus solide des mentales!
Mais nous y sommes parvenus, en puisant dans nos ressources personnelles et en nous soutenant mutuellement ce supplice de Sisyphe fut finalement dépassé par nos petits corps frêles et nos âmes vertueuse... Après ce calvaire sablonneux nous avons entamé la dernière portion qui se constituait de blocs de lave aussi énormes que légers et instables. Chaque pas gravi dans ces conditions pouvait donc se solder par une chute mortelle soit pour le grimpeur qui se retrouverait 150m plus bas soit pour le suivant qui se serait pris un rocher sur la tête. Bref, 150 m d'angoisse...
Et puis le sommet ! Le sentiment d’être assis avec une bougie au milieu du plus grand magasin de feux d'artifices du monde.... Selon Perrine l'extase, selon moi l'angoisse.
La
descente ne fut pas plus facile car l'instabilité des roches
volcaniques la rendait vraiment périlleuse! Puis l'interminable chemin
abrupte mis encore nos organismes affamés et épuisés à rude
épreuve pendant 4 longues heures qui nous semblèrent interminables,
mais quel fierté, quel bonheur au terme de celles-ci!
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Wah!!!!
RépondreSupprimerOuf quand-même qu'il existe d'autres moyens de ressentir l'extase!!!!!!!!!!!!
ré
Et bien chapeau ! Vous l'avez fait
RépondreSupprimerJe viens de lire vos commentaires et visionner vos images que j'ai partagés avec René.
En même temps, j'ai un peu rattrapé mon retard de lecture: bon moment de détente...
Bon vent pour la suite et n'oubliez pas de saluer les koalas de ma part (c'est aussi mon totem !). Tantine
Le braséro, n'a pas les bras Zéro. Sauf si c'est de l'humour
RépondreSupprimerPierre D